LA RÉSILIENCE FACE AU STRESS, TRAUMA ET TRAUMATISME (James Kulwa Shimbala, sma et Yago Abeledo, M.Afr.)

“Celui qui veut devenir ce qu’il doit être doit cesser d’être ce qu’il est” (Maître Eckart). Comme elle est vraie cette affirmation ! Dans notre vie, vocation et mission, il y a des appels incessants à aller de l’avant.  L’avenir nous fait toujours peur. Pourtant nous y sommes appelés, d’où la nécessité de faire une transition, le deuil de ce que nous sommes ou vivons pour devenir une personne renouvelée. Cela implique une lâcher prise et une réconciliation avec le passé pour pouvoir accueillir l’avenir et s’ouvrir à ce qui est nouveau.

L’entrée dans une nouvelle ère implique une séparation avec le passé ; un changement de notre fort interne pour se libérer de la “prison” dans laquelle nous nous sommes enfermés. Ainsi nous ne paralyserons pas notre avenir. La lâcher prise de ce qui est révolu, (bien être, ou souffrance) nous permet de trouver le goût de revire et croître.

Face aux difficultés dans la vie, une personne a deux options : soit se laisser abattre par la situation où rebondir. Les difficultés occasionnent le stress et parfois de traumatisme.

Cette capacité de rebondir (résilience) après avoir traversé des événements douloureux ou des adversités est n’est innée: il faudrait un certain effort pour y parvenir.  

La résilience est toujours reliée au stress. Elle est la capacité de continuer à vivre et fonctionner normalement malgré les obstacles. C’est une réponse du corps aux défis de la vie.  Le stress qui peut être réel ou imaginaire est une réponse normale du corps humain ou animal aux défis de la vie. Le stress amène à des sensations de fatigue, de peur, d’irritation et d’anxiété. Dans l’un ou l’autre de ces sentiments, les hormones (adrénaline ou cortisol) et les neurotransmetteurs se déclenchent  pour provoquer les réactions nécessaires.

Une situation de stress provoque l’une des deux réactions : fuite ou fixation. Un stress mal géré peut conduire à un burnt-out (la personne arrive à une situation où elle n’a plus envie de quoi que ce soit)

TRAUMA ET LE TRAUMATISME. L’un est l’événement et l’autre en est la conséquence qui en résulte, qu’il faut comprendre pour pouvoir se relancer dans la vie. Le trauma comporte trois éléments incontrôlables: il est imprévisible, la victime est souvent pris au dépourvu, elle se sent impuissante devant l’avènement de l’expérience.  Le traumatisme est causé peut être causé par: la guerre, les abus émotifs ou sexuels et/ou physiques (dans l’enfance) , la violence ou tentative de violence subie ou la mort d’un proche ou d’une lésion ou maladie.

L’ensemble des problèmes émotionnels, psychologiques et physiques après un trauma sont le syndrome de stress traumatique. Une respiration naturelle, consciente et profonde est une des façons d’évacuer le stress.

Le deuil est la capacité de ressentir une perte et de l’exprimer de façon saine. L’expérience de deuil passe par plusieurs étapes : le deni/choc, la colère/culpabilité, négociation, acceptation de la perte et une réorganisation de sois pour continuer la vie, ou sombré dans une depression.

John Asanyire, M.Afr.

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